L'Espagne a imposé des contrôles à ses frontières pour tous les voyages aériens et maritimes en provenance d'Italie, aggravant ainsi les tensions entre les deux États membres de l'Union européenne. Ces mesures sont entrées en vigueur à minuit et resteront en place pendant un mois. Cette décision intervient une semaine après que l'Italie a imposé des mesures similaires suite à l'afflux de quelque 78 000 migrants marocains dans l'enclave espagnole de Ceuta.
Cette crise a opposé le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, à la Première ministre conservatrice italienne, Giorgia Meloni, qui réclame depuis longtemps des règles européennes plus strictes en matière de migration.
L'Italie n'a pas de frontière terrestre avec l'Espagne. Le gouvernement italien a déclaré la semaine dernière que la décision de suspendre temporairement la circulation sans contrôle au sein de l'espace Schengen visait à empêcher les migrants entrés à Ceuta de franchir la frontière italienne.
Madrid a rejeté cet argument, le qualifiant de fondé sur des « justifications fabriquées » et sans fondement factuel, car les migrants entrés à Ceuta n'avaient pas la possibilité d'entrer dans l'espace Schengen en passant par le territoire espagnol.
Vendredi, l'Espagne a demandé à l'Italie de lever les restrictions d'ici dimanche. Rome a cependant indiqué que les mesures resteraient en vigueur au moins jusqu'au 15 août, arguant que l'Espagne s'attend à une « nouvelle vague migratoire » à Ceuta.
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