Komisioni Evropian në këtë raport, draftin e të cilit ka pasur rast ta shohë KOHA, do të nënvizojë mes tjerash se paraliza e tejzgjatur institucionale ka pamundësuar progres më të madh të Kosovës në fushën e reformave, përfshirë edhe të atyre të identifikuara nga Komisioni Evropian në raportin e vitit paraprak. Kjo është edhe arsyeja kryesore pse nuk ka pasur më shumë progres në fushat kyç
Le rapport annuel sur les progrès du Kosovo, qui sera adopté demain à Bruxelles avec d'autres rapports concernant les pays candidats à l'élargissement, ne surprendra personne par son contenu. Dans ce rapport, dont KOHA a pu consulter une version préliminaire, la Commission européenne soulignera notamment que la paralysie institutionnelle prolongée a empêché le Kosovo de réaliser des progrès plus importants en matière de réformes, y compris celles identifiées par la Commission européenne dans le rapport de l'année précédente. C'est également la principale raison pour laquelle aucun progrès significatif n'a été accompli dans des domaines clés tels que les réformes exigées par l'Union européenne.
Outre les problèmes politiques et institutionnels, la Commission européenne a constaté dans ce rapport un manque de progrès significatifs en matière d'état de droit, des progrès limités dans la lutte contre la corruption et quelques avancées dans la lutte contre le crime organisé. Les progrès en matière de liberté de la presse restent également insuffisants, les attaques contre les journalistes et les médias se poursuivant, y compris de la part de représentants gouvernementaux.
Le rapport fait également état de préoccupations concernant la situation dans le domaine de l'énergie, où les progrès sont limités et qui, selon la Commission européenne, demeure un obstacle majeur à la croissance économique du Kosovo.
Le rapport concernant le Kosovo et la Serbie appelle également à la mise en œuvre des obligations issues du dialogue en vue de la normalisation des relations. Le Kosovo sera de nouveau invité à lancer le processus de création de l'Association des municipalités à majorité serbe, ce que la Commission considère comme une obligation pour le Kosovo. La Serbie devrait quant à elle être critiquée pour avoir violé des accords, notamment en faisant pression contre l'adhésion du Kosovo aux organisations internationales, en particulier au Conseil de l'Europe et à Interpol. L'UE réitérera ses regrets quant à l'absence de mesures prises par la Serbie contre les auteurs de l'attentat terroriste de Banjska.
La Commission devrait également publier demain des feuilles de route pour les quatre pays candidats les plus avancés : le Monténégro, l’Albanie, la Moldavie et l’Ukraine. Ces feuilles de route préciseront les échéances à respecter pour parvenir à la conclusion des négociations d’adhésion. À titre indicatif, la Commission mentionnera la conclusion des négociations avec le Monténégro d’ici la fin de l’année et la signature du traité d’adhésion en juin prochain. Concernant l’Albanie, la Commission présentera un plan détaillant comment ce pays peut atteindre l’objectif de conclusion des négociations d’adhésion d’ici fin 2027, sous réserve du respect des critères requis.
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