Parmi les trois options proposées dans le document conceptuel sur la question des biens acquis de manière injustifiée, le ministère de la Justice (MOJ) a privilégié la troisième option - l'élaboration d'une nouvelle loi, qui permettrait leur confiscation sans jugement punissant.
Dans le document conceptuel publié mercredi pour consultation publique, deux options supplémentaires ont été proposées, celle du statu quo afin que rien ne soit changé, ainsi que l'option d'améliorer le cadre juridique actuel. Mais selon le document conceptuel, aucun des deux n’apporterait de changements dans ce domaine.
L’une des raisons pour lesquelles les avoirs illégaux sont confisqués sans condamnation est que cette pratique a échoué jusqu’à présent et que la valeur finale de la confiscation est faible. Sont également présentés les chiffres des biens saisis et confisqués, où au cours des six dernières années on estime que la valeur des gels et des confiscations s'élève à 180 millions d'euros, tandis que la valeur des confiscations définitives tombe à seulement 3.5 millions d'euros. Jusqu'à présent, selon la législation en vigueur, la confiscation des biens n'était effectuée qu'en cas de jugement définitif.
La troisième option, à travers l'adoption d'une nouvelle loi qui prévoit la confiscation des biens acquis de manière injustifiée dans le cadre d'une procédure civile. Cela s’accompagnerait de l’introduction d’un niveau de preuve inférieur pour la confiscation d’actifs sans condamnation.
"Si la troisième option était adoptée et procédait à l'adoption d'une nouvelle loi autorisant la confiscation des biens acquis de manière injustifiée en l'absence de condamnation, le Kosovo ne serait pas le premier pays, même dans la région, et encore moins en Europe, à entreprendre une telle une action", indique le document conceptuel.
Quant aux dilemmes de savoir si la loi sur les pouvoirs étendus en matière de confiscation des biens doit être abrogée avec l'approbation de la loi en question, le document souligne que ces deux lois fonctionneraient séparément et parallèlement. Ceci, car il est dit que la confiscation civile « servira d'arme ultime et n'acquerra pas, en principe, la primauté de la confiscation pénale traditionnelle ».
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Le document conceptuel parle de deux modèles de confiscation civile.
Le premier modèle de confiscation civile ciblerait les biens d’origine illégale, ce modèle étant connu dans le jargon juridique sous le nom de confiscation réelle.
"Selon ce modèle, dans les cas où le procureur ou d'autres organismes autorisés ont des doutes sur le fait que les biens de certaines personnes ont été acquis par le biais d'activités illégales, ils peuvent alors demander la confiscation des biens même dans les cas où une telle demande n'existe pas. personne condamnée", indique le document conceptuel. Ainsi, selon ce modèle, on dit que la confiscation de biens d'origine illégale est autorisée, même s'il n'est pas prouvé au préalable qu'une infraction pénale a été commise par laquelle ces biens ont été obtenus.
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