Le vote en faveur des candidats du Parti démocratique du Kosovo à Prizren lors des élections du 28 décembre a été fortement entaché d'irrégularités dès le premier dépouillement, selon les données publiées par la Commission électorale centrale. Sur les 109 bureaux de vote recomptés à ce jour, on constate que dans cette seule municipalité, au moins cinq candidats ont vu plus de 1 000 voix comptabilisées de manière irrégulière.
La « liste noire » est dirigée par Fetah Paçarizi. D'après le recomptage effectué jusqu'à présent, il semblerait qu'il ait obtenu 3 334 voix de plus au centre de dépouillement municipal que son score réel. Le nombre total de voix du PDK recomptées par organe s'élève à 7 458. Ainsi, près de la moitié des votes du PDK auraient été manipulés en faveur de Paçarizi.
Soutenez le TEMPSPréservez la vérité.
Le journalisme professionnel est d'intérêt public. Votre soutien contribue à préserver son indépendance et sa crédibilité. Faites un don, vous aussi. 1 euro fait la différence.
Lettre au lecteur — Pourquoi nous sollicitons votre soutien Contribuer

Lors du décompte initial, il s’avère que 1 706 voix ont été ajoutées à Nai Hasani. Arian Çollaku en a reçu 1 197, Kujtim Gashi 1 181 et Luljeta Veselaj Gutaj 1 027.
Pendant ce temps, la plupart des voix ont été faussement supprimées lors du premier décompte, Uran Ismail (445), Arian Tahiri (331), Vlora Çitaku (262), Përparim Gruda (240) et Jona Hoxhaj (206).

Le recomptage des voix à Prizren a révélé des manipulations au premier tour dans chaque parti, mais pas dans la même mesure qu'au sein du PDK.
Au sein de la Ligue démocratique du Kosovo, le recomptage d'environ 3 000 votes par candidat révèle que Xhavit Uka s'est vu attribuer indûment 722 voix de plus que le nombre réel obtenu, tandis que Driton Selmanaj en a reçu 570. Anton Quni a quant à lui bénéficié de 331 voix supplémentaires. Dans ce parti, la principale « victime » est le dirigeant Lumir Abdixhiku, à qui 70 voix ont été indûment déduites.
Au LVV, où plus de 15 000 votes ont été recomptés, la plus importante manipulation a concerné 268 voix en faveur de Dafina Alishani. La principale « victime » a été Glauk Konjufca, avec 58 voix.
Samedi, Eugen Cakolli, de l'organisation Démocratie en action, a réclamé un recomptage complet des voix au niveau national, affirmant que le recomptage effectué jusqu'à présent avait confirmé de graves abus dans les centres de dépouillement municipaux.