La société civile estime que la situation créée à l'Assemblée du Kosovo lors de la tentative d'élection du président constitue une grave violation de l'ordre constitutionnel et du règlement parlementaire. Selon elle, la session s'est tenue en violation de la Constitution et l'un des processus étatiques les plus importants a été transformé en un jeu politique.
La société civile a qualifié la situation créée à l'Assemblée du Kosovo, dans le cadre des efforts déployés pour élire le président, de grave violation de l'ordre constitutionnel et des règles parlementaires.
L’Institut kosovar pour la justice, dans une réaction, estime que le processus d’élection du président, qui était censé refléter les normes les plus élevées de légalité et de responsabilité institutionnelle, a été caractérisé par une improvisation procédurale et une interprétation erronée des normes juridiques.
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Lettre au lecteur — Pourquoi nous sollicitons votre soutien Contribuer« Premièrement, l’absence de quorum pour la tenue d’une session extraordinaire invalide la procédure elle-même. La Constitution exige la présence d’au moins 80 députés pour l’ouverture de la session et le déroulement des deux premiers tours de scrutin, alors que seuls 64 députés étaient présents. Dans ces conditions, toute action procédurale ultérieure constitue un dangereux précédent qui viole gravement le principe de l’État de droit et ouvre la voie à un contournement systématique des règles constitutionnelles », indique la réponse de l’IKL.
Le maintien du vote pour le président sans que le critère de la présence des 2/3 des députés au sein du Groupe d'études juridiques et politiques soit rempli a été décrit comme une menace pour l'ordre démocratique.
Selon GLPS, l'audience s'est tenue en violation de la Constitution.
« GLPS rappelle que la Constitution de la République du Kosovo n’autorise aucune interprétation politique opportuniste, mais impose des obligations claires et indiscutables. Toute tentative de relativiser cette exigence, que ce soit par une interprétation extensive des procédures ou par la poursuite d’audiences sans que cette condition soit remplie, constitue une violation flagrante de la Constitution. Une telle approche est non seulement irresponsable, mais aussi dangereuse pour l’ordre démocratique, car elle banalise la violation et engage le pays sur une voie où les normes constitutionnelles sont remplacées par l’arbitraire politique », a déclaré GLPS.
Le mouvement FOL a déclaré que l'élection du président n'est pas un acte politique ordinaire, mais une procédure constitutionnelle spéciale, qui ne devrait être menée qu'en pleine conformité avec la Constitution.
« La violation délibérée et intentionnelle de la Constitution constitue un acte très dangereux et sans précédent dans l'histoire récente de la République. Un tel acte n'est pas une simple erreur de procédure ; il s'agit d'une atteinte au principe selon lequel le pouvoir émane de la Constitution et ne s'exerce que dans ses limites. Par conséquent, le début ou la poursuite d'un vote en l'absence d'au moins 80 députés dans l'hémicycle ne saurait être considéré comme une simple question de procédure interne à l'Assemblée. Un tel acte porte directement atteinte à l'ordre constitutionnel, car il vise à produire des conséquences juridiques en l'absence des conditions essentielles que la Constitution requiert pour ce processus », indique la réponse du Mouvement FOL.
Le 25 mars, la Cour constitutionnelle a donné à l'Assemblée du Kosovo 34 jours pour élire un président. À défaut, des élections seront organisées.