Soutenez TIME. Préservez la vérité.
JOURNAL DU SOIR

La Commission électorale centrale (CEC) limite les dépenses de campagne des partis à un euro par électeur.

CCE

Photo de : Driton Pacharada

Près de 16 000 citoyens supplémentaires auront le droit de voter lors des élections du 7 juin par rapport à celles du 28 décembre 2025. Plus de 2 millions d'électeurs participeront à ces élections anticipées, ce qui constituera également le montant maximal des dépenses de campagne des partis politiques.

2,92 millions de citoyens auront le droit de voter lors des élections anticipées du 7 juin.

Le même montant, soit 2 millions et 92 mille euros, pourra être dépensé par un parti politique durant la campagne électorale, qui durera 10 jours, du 28 mai jusqu'à l'ouverture des bureaux de vote.

Soutenez le TEMPSPréservez la vérité.

Le journalisme professionnel est d'intérêt public. Votre soutien contribue à préserver son indépendance et sa crédibilité. Faites un don, vous aussi. 1 euro fait la différence.

Lettre au lecteur — Pourquoi nous sollicitons votre soutien Contribuer

Ce plafond de dépenses de campagne a été fixé mardi lors d'une réunion de la Commission électorale centrale, sur la base du principe d'un euro par électeur.

« Le plafond des dépenses est fixé à 1 euro par électeur. Concernant le fondement juridique, le Bureau recommande à la Commission électorale centrale (CEC) d'approuver la limitation des dépenses de campagne électorale à 2 092 202 euros. Ce montant est lié au nombre d'électeurs inscrits sur la liste provisoire, selon l'extrait du 30 avril 2026 », a déclaré Besnik Buzhala, directeur du Secrétariat de la CEC.

Et selon la CEC, près de 16 000 personnes ont été ajoutées à la liste électorale.

« La liste provisoire compte 2 922 202 électeurs, soit une augmentation de 15 912 par rapport aux dernières élections du 28 décembre. Depuis ces élections, 6 219 électeurs se sont désistés, dont 5 826 pour cause de décès et 393 pour cause de perte de nationalité. Par ailleurs, 22 131 électeurs votent pour la première fois, dont 16 933 jeunes ayant atteint l’âge de 16 ans depuis le 29 décembre », a déclaré Alban Krasniqi, membre du LVV à la CEC.

Par ailleurs, il y aura environ 250 000 bulletins de vote de moins que le nombre d'électeurs.

Toutefois, lors de la réunion du CEC, il a été indiqué que leur nombre exact serait décidé ultérieurement au cours du processus électoral.

La Commission électorale centrale a adopté la semaine dernière le nouveau règlement relatif aux observateurs électoraux, qui prévoit l'interdiction de la certification des observateurs ayant des démêlés avec la loi, sans toutefois modifier le règlement qui détermine les critères de désignation des commissaires.
L'organisation Democracy in Action a réagi mardi, qualifiant cette mesure de discrimination et de violation du principe d'égalité devant la loi.

Par ailleurs, le DNV a formulé des objections concernant plusieurs autres articles de ce règlement et a demandé à la CEC de supprimer les dispositions qui excèdent le cadre légal.

« Une disposition [article 3.4] a été ajoutée qui confère à la Commission électorale centrale (CEC) le pouvoir, outrepassant le cadre légal, de demander à sa discrétion des documents complémentaires concernant les sources de financement des organisations d'observation électorale. L'observation électorale n'est pas subordonnée à l'existence de fonds dédiés, puisque le droit d'observer, en tant que droit civique, peut également s'exercer volontairement. Par ailleurs, la question du financement des ONG est régie par d'autres textes législatifs, dont le contrôle relève de la compétence d'autres institutions étatiques », indique la réponse de Démocratie en action.

D'après un précédent rapport de cette organisation, lors du dépouillement des élections du 28 décembre, environ 250 000 votes en faveur des candidats ont été manipulés. Cela a entraîné l'arrestation de centaines de commissaires et d'un plus petit nombre d'observateurs. 

Contrairement aux observateurs, dont la seule mission est de surveiller et de signaler les infractions pendant le processus, les commissaires gèrent les bureaux de vote et sont directement responsables du dépouillement des votes.

Par ailleurs, la Commission électorale centrale a également annoncé mardi que la date limite pour les demandes et l'inscription des électeurs résidant à l'étranger commence mercredi et durera jusqu'au 17 mai.

Les élections du 7 juin seront les cinquièmes en 16 mois, si l'on comptabilise les deux tours des élections locales.