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Le projet de budget augmente les dépenses en primes et salaires de 264 millions d'euros.

Le projet de budget 2026 prévoit une augmentation des dépenses d'environ 200 millions d'euros pour les subventions et les transferts, principalement due à la hausse des pensions, des allocations familiales, de l'aide sociale, etc. Le document obtenu par KOHA indique que le budget des salaires augmentera également de 64 millions d'euros.

Plus de 200 millions d'euros devraient accroître les dépenses en subventions et transferts l'année prochaine.

Ce montant, présenté dans le projet de budget approuvé la veille par le gouvernement en place et que KOHA a obtenu, résulte d'augmentations des pensions, des allocations familiales, de l'aide sociale et autres.

Elle représente 57 % de l'augmentation totale des dépenses pour 2026, soit 356.5 millions d'euros.

Selon le projet de budget, les dépenses devraient s'élever à environ 4 milliards d'euros, soit environ 330 millions d'euros de plus que les recettes prévues pour 2026.

34 % du budget, soit 1 milliard 358 millions d'euros, seront consacrés aux seules subventions et aux transferts.

Un budget plus restreint, d'environ 1 milliard d'euros, a également été prévu pour les investissements en capital.

Par ailleurs, environ 980 millions d'euros devraient être consacrés aux salaires et aux indemnités, ce qui représentera une augmentation d'environ 64 millions d'euros.

Le budget prévoit également une hausse des recettes. En 2026, l'État devrait percevoir 3,637 milliards d'euros, soit une augmentation de 331.6 millions d'euros par rapport à l'année en cours.

Même au lendemain de l'approbation du projet de budget, le droit du gouvernement en place de l'approuver et de le faire examiner par l'Assemblée continue d'être contesté.

Dans une réaction, la Chambre de commerce américaine souligne qu'il appartient à un gouvernement pleinement mandaté et légitime de décider du budget et de l'augmentation du salaire minimum.

« L’AmCham avertit que l’adoption de nouvelles politiques de dépenses publiques à ce stade pourrait compromettre la stabilité macroéconomique, alourdir le fardeau budgétaire pour les années à venir et perturber le marché du travail, augmentant ainsi les attentes en matière de salaires plus élevés dans le secteur privé et affectant de ce fait la compétitivité globale de l’économie », indique la réponse de la Chambre.

Le député LDK Avdullah Hoti a également souligné que le projet de budget pour 2026 avait été approuvé illégalement et a accusé le président d'inaction.

« Bien sûr, je ne m’attends pas à ce que la cheffe de l’État réagisse et mette fin au fonctionnement manifestement anticonstitutionnel du gouvernement actuel. Elle s’est constamment alignée sur ceux qui violent la Constitution et les lois. Ni elle ni Kurti ne se soucient des citoyens. Leur seule préoccupation est de se maintenir au pouvoir, ce qu’ils font malheureusement en provoquant des crises en violation de la loi et de la Constitution », a écrit Hoti.

Le ministre des Finances par intérim, Hekuran Murati, n'a pas mentionné le projet de budget pour 2026, mais samedi, il a appelé les députés à approuver les budgets pour 2025 de trois municipalités, qui ont fonctionné tout au long de l'année avec les projections budgétaires de 2024.

« Grâce à la procédure accélérée de 72 heures, l’Assemblée du Kosovo peut approuver les budgets de ces municipalités pour 2025 et ouvrir la voie au paiement des factures qui s’accumulent depuis la semaine prochaine. J’espère que les députés de l’opposition mettront de côté leurs querelles politiques et prendront les mesures qui s’imposent, en créant d’abord des commissions parlementaires, puis en votant sur les budgets de ces municipalités », a écrit Murati.

Vendredi, le gouvernement en place, outre l'approbation du projet de budget, a également augmenté les pensions de base et les allocations familiales, une mesure qui entre en vigueur ce mois-ci.

L'exécutif a décidé de relever la pension minimale de 120 à 150 euros à compter de novembre prochain. Par ailleurs, les allocations familiales augmenteront également de 50 %.

Le Premier ministre par intérim, Albin Kurti, a même évoqué ces deux décisions lors de sa présentation devant le Parlement, lorsqu'il n'a pas réussi à obtenir les votes nécessaires pour le nouveau mandat.

L'augmentation de 30 euros de la pension minimale concerne 200 000 personnes de plus de 65 ans. Le coût mensuel de cette augmentation sera d'environ 6 millions d'euros, soit environ 72 millions d'euros par an.

Par ailleurs, le coût mensuel de la décision d'augmenter les allocations familiales s'élève à environ 50 millions d'euros. Cette mesure bénéficiera à près de 400 000 enfants de moins de 16 ans.

Ces dépenses n'étaient pas prévues dans le budget 2025.

Toutefois, ni le Premier ministre par intérim ni le ministre des Finances par intérim, Hekuran Murati, n'ont précisé de quelle ligne budgétaire proviendront les fonds.

Ces ajouts ont été inclus dans le projet de budget pour 2026, que le gouvernement en place a approuvé vendredi, malgré les dilemmes juridiques entourant la prise de décision.

Outre la revalorisation des pensions, le projet de budget prévoit, pour la première fois, le versement d'un treizième salaire à tous les agents du secteur public. Le coût de ce salaire s'élèvera à plus de 53 millions d'euros.

Le pouvoir exécutif, réuni vendredi, a approuvé la hausse du salaire minimum qui concerne environ 150 000 salariés du secteur privé. Actuellement fixé à 350 euros, il augmentera en deux phases : d’abord à 425 euros en janvier, puis à 500 euros en juillet pour tous les salariés à temps plein.