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LE MONDE

La mise en place d'un nouveau système biométrique aux frontières de l'UE pourrait prendre jusqu'à deux ans avant d'être stabilisée.

Entrée-sortie de l'UE

Photo : Presse associée

Le nouveau système européen d'entrée-sortie (SEE), qui utilise des données biométriques pour le contrôle des frontières, pourrait mettre jusqu'à deux ans à se stabiliser complètement, a averti un responsable de l'Union européenne.

Deux mois après la mise en place de nouveaux contrôles biométriques aux frontières de l'espace Schengen, les voyageurs continuent de faire face à de longues files d'attente et à des procédures différentes selon les pays.

Uku Sarekanno, directeur exécutif adjoint de Frontex, l'agence chargée de la gestion des frontières extérieures de l'UE, a déclaré que la collecte de données biométriques, notamment la prise d'empreintes digitales des voyageurs non européens lors de leur première entrée dans l'espace Schengen, est la partie la plus difficile de la mise en œuvre du système, a rapporté Euronews mercredi.

Selon lui, la situation devrait se stabiliser d'ici un ou deux ans, la principale difficulté résidant dans l'enregistrement initial des passagers.

Il a également critiqué les cas où certains voyageurs se sont vu demander de fournir leurs empreintes digitales même après la première visite, alors que cela n'est pas prévu par les politiques d'EES.

L'un des principaux problèmes liés à la mise en œuvre du système réside dans les différentes approches adoptées par les pays. Selon Frontex, certains pays gèrent efficacement le processus et ont consacré des ressources spécifiques au respect des procédures, tandis que d'autres rencontrent encore des difficultés.

aussi Le nouveau système d'entrée et de sortie de l'UE provoque des retards allant jusqu'à trois heures, selon les aéroports. LE MONDE il y a 3 mois Le nouveau système d'entrée et de sortie de l'UE provoque des retards allant jusqu'à trois heures, selon les aéroports.

Depuis la mi-avril, le système EES est pleinement opérationnel à toutes les frontières de l'espace Schengen, mais de longues files d'attente ont été signalées dans des destinations touristiques populaires telles que l'Espagne, le Portugal et la France.

Par ailleurs, il n'est pas prévu d'autoriser les pays à suspendre temporairement les procédures EES pendant les périodes de forte affluence de passagers afin de réduire les files d'attente à la frontière.

Le représentant de Frontex a toutefois déclaré espérer que d'ici septembre, les principaux problèmes du système seront résolus.