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LE MONDE

Les États-Unis prévoient la première réunion du Conseil de la paix alors que son mandat reste flou.

Conseil de la paix

Photo : Presse associée

L’administration Trump prévoit sa première réunion du soi-disant « Conseil de la paix » à Washington ce mois-ci, alors que l’organisation multinationale chargée de résoudre les conflits mondiaux est toujours confrontée à des questions concernant sa mission plus large.

Les États-Unis ont envoyé des invitations pour la réunion du 19 février, selon une invitation obtenue par CNN.

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La réunion devrait se tenir à l'Institut américain de la paix, que le président Donald Trump a rebaptisé à son nom.

Le conseil, présidé par Trump, a d'abord été présenté comme un organe doté d'un mandat limité, chargé de superviser la reconstruction de la bande de Gaza, dévastée par la guerre israélo-palestinienne. Cependant, selon le projet de charte, sa mission a été élargie afin d'inclure la gestion des conflits à travers le monde. 

Le projet, joint aux invitations à adhérer, ne mentionne même pas Gaza.

Un responsable américain a déclaré que la réunion visait en partie à collecter des fonds. 

Cette réunion, initialement rapportée par Axios, sera la première du groupe depuis la cérémonie de signature qui s'est tenue le mois dernier au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Des dizaines de pays ont rejoint le Conseil pour la paix.

Le groupe a suscité du scepticisme quant à son mandat et des interrogations quant à son ambition de remplacer les Nations Unies. La plupart des alliés européens des États-Unis n'ont pas accepté d'y adhérer.

Israël n'a pas officiellement signé la charte, malgré l'acceptation de l'offre de Trump de rejoindre l'organisation, bien que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait déclaré que son pays le ferait.

On ne sait pas encore quels pays participeront à la réunion du 19 février ni à quel niveau ils seront représentés.

Cette réunion intervient à un moment où l'administration tente de faire avancer la phase 2 de son plan de paix pour Gaza et d'obtenir le soutien nécessaire à sa reconstruction.