Les forces gouvernementales ont pris le contrôle d'une ville stratégique de l'est de la Syrie dimanche, dans le cadre d'une offensive en cours contre les forces kurdes à l'est de l'Euphrate.
Cette situation fait suite à l'escalade des tensions entre Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes et soutenues par les États-Unis, qui ont dégénéré en affrontements meurtriers et permis au gouvernement de reprendre le contrôle de trois quartiers d'Alep aux combattants kurdes.
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Lettre au lecteur — Pourquoi nous sollicitons votre soutien ContribuerL'offensive militaire lancée dimanche en direction de Tabqa, dans la province de Raqqa, est considérée comme cruciale en raison d'un barrage qui contrôle le débit de l'eau vers le sud, plus profondément dans les zones contrôlées par les FDS.
La ville abrite également une base aérienne militaire.
Des dizaines d'habitants sont descendus dans la rue pour accueillir les troupes syriennes, brandissant le drapeau national.
Tabqa est la dernière zone, majoritairement arabe, dont les forces gouvernementales ont pris le contrôle dans la province de Raqqa.
On ignore encore jusqu'où l'armée syrienne progressera au cœur des territoires kurdes.
Depuis qu'il a mené le soulèvement qui a renversé Bachar el-Assad en décembre 2024, le président Ahmad al-Sharaa a eu du mal à établir un contrôle total sur l'ensemble du pays déchiré par la guerre et à gagner la confiance des minorités sceptiques à l'égard du pouvoir islamiste en Syrie.
Le gouvernement et les FDS s'accusent mutuellement de violation d'un accord conclu en mars, qui prévoyait la réintégration des forces du nord-est de la Syrie et des forces kurdes au sein du gouvernement central.
Les FDS contrôlent de vastes zones du nord-est de la Syrie et sont depuis des années le principal allié de Washington dans la lutte contre le groupe extrémiste État islamique.
Depuis la chute d'Assad, les États-Unis ont développé des relations étroites avec Damas et se sont efforcés de réduire les tensions entre les deux camps.
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