LE MONDE

L'OTAN décide mercredi de nommer Rutte à sa tête

Mark Rutte

Mark Rutte

Photo : Presse associée

L'OTAN décidera officiellement mercredi de nommer le Premier ministre néerlandais Mark Rutte comme prochain chef.

Les ambassadeurs des 32 pays de l'OTAN devraient choisir Rutten pour succéder au Norvégien Jens Stoltenberg au poste de secrétaire général lors d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord, le principal organe décisionnel de l'alliance, selon des diplomates, rapporte Reuters. 

La nomination de Rutte ne sera qu'une formalité après que son seul rival pour le poste, le président roumain Klaus Iohannis, a annoncé la semaine dernière qu'il se retirait de la course après avoir échoué à obtenir des soutiens.

Le mandat de Stoltenberg prend fin le 1er octobre. Il a pris ses fonctions en 2014, quelques mois seulement après que la Russie a annexé la Crimée à l’Ukraine.

Après avoir déclaré son intérêt pour ce poste l'année dernière, Rutte a immédiatement obtenu le soutien des principaux membres de l'alliance, notamment les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne.

D'autres se montrent plus réservés, notamment les pays d'Europe de l'Est, qui estiment que le poste devrait être attribué pour la première fois à quelqu'un de leur région.

Mais ils se sont finalement rangés derrière Rutte, un fervent critique du président russe Vladimir Poutine et un fidèle allié de l’Ukraine.

L'OTAN prend ses décisions par consensus, donc Rutte, qui se retire de la politique néerlandaise après près de 14 ans en tant que Premier ministre, ne pourra être confirmé qu'après que les 32 membres de l'alliance lui auront apporté leur soutien.

Rutte devra relever le défi de maintenir le soutien des alliés à la lutte de l'Ukraine contre l'occupation russe, tout en se prémunissant contre l'entrée de l'OTAN dans une guerre directe avec Moscou.

Il devra également faire face à la possibilité que Donald Trump, sceptique envers l'OTAN, revienne à la Maison Blanche après l'élection présidentielle américaine de novembre.

Le retour potentiel de Trump a perturbé les dirigeants de l'OTAN après que l'ancien président républicain ait remis en question la volonté des États-Unis de soutenir les autres membres de l'alliance s'ils étaient attaqués.