Le parquet spécial a annoncé l'ouverture d'une enquête pénale pour menaces contre le président du Kosovo, Vjosa Osmani. L'affaire est qualifiée de délit de « violence contre de hauts représentants de la République du Kosovo ».
La présidence a déclaré ce matin qu'un appel à l'assassinat du président Osmani avait été lancé, un discours qu'elle a condamné et pour lequel elle a exigé une réaction des institutions.
Le communiqué du Parquet spécial précise également que la Direction des enquêtes sur le crime organisé et les crimes graves a été autorisée à mener une enquête approfondie sur cette affaire.
Le Parquet spécial de la République du Kosovo informe le public qu'il a ouvert ce jour une procédure pénale pour menaces à l'encontre de la Présidente de la République du Kosovo, Mme Vjosa Osmani-Sadriu, au titre du délit de « violence contre de hauts représentants de la République du Kosovo », conformément à l'article 121, en lien avec l'article 119, paragraphe 1, alinéa 1.1, du Code pénal de la République du Kosovo. Dans cette affaire, il a mandaté la Direction des enquêtes sur le crime organisé et les infractions graves de la Police du Kosovo pour mener toutes les investigations nécessaires, afin de garantir la sécurité de l'ordre public de la République du Kosovo, de ses représentants et de ses citoyens.
La présidence de la République du Kosovo, dans une réaction publiée ce matin sur Facebook, a fermement condamné les propos tenus, selon elle, appelant à tirer sur le président Vjosa Osmani.
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Une enquête est ouverte concernant des menaces proférées contre le président. L'auteur du message affirme n'avoir proféré aucune menace.
« Lorsque le mot « fusillade » est utilisé dans un débat politique, il ne s’agit pas de critique ou d’opinion, mais d’un langage dangereux qui incite à la haine et normalise la violence politique », indique la réaction.
La réaction ne précisait ni les personnes ni les cas où des appels avaient été lancés pour "tirer" sur Osman.