Le Premier ministre Albin Kurti a accusé la Serbie de continuer à nier les crimes commis contre les Albanais, même 25 ans après la fin de la guerre au Kosovo.
Dans un message publié sur Facebook, il a déclaré que plus de 950 Albanais avaient été exhumés de cinq cimetières de masse en Serbie.
"La Serbie n'accepte toujours pas la vérité et la justice pour les crimes commis pendant la guerre au Kosovo. En tant que gouvernement de la République du Kosovo, nous réitérons notre engagement à ne pas cesser de rechercher la vérité et la justice pour les crimes de guerre", a écrit Kurti.
Il a rappelé que le 31 mars 1999, dans la maison de la famille Kumnova à Gjakova, les forces serbes ont kidnappé et tué six hommes et garçons civils : Albion Kumnova, Artan Efendija, Gëzim Deva, Lutfi Bunjaku, Bekim Bunjaku et Shkëlzen Binishi.
"Après les avoir enlevés, ils les ont tués et ont fait disparaître. La Serbie a également volé leurs cadavres, pour tenter de cacher les traces du crime. En 2011, leurs corps ont été retrouvés à Batajnica, dans la banlieue de Belgrade. Albion n'en faisait pas partie. Albion avait 21 ans. Aujourd'hui, cela fait 25 ans qu'il a disparu. Un quart de siècle d’attente et de recherche de la vérité sur les personnes disparues de force en Serbie. Aujourd'hui, en cet anniversaire de commémoration du fils unique de la famille Kumnova, nous nous souvenons du plus aimé des nombreuses familles de notre peuple qui ont été kidnappées de force et ont disparu par le régime génocidaire de Milosevic. Nous honorons le sacrifice pour notre État libre. L'attitude de Mère Nesrete et de Baca Muharrem Kumnova nous a tous gardés forts", a conclu Kurti.
-
Kurti demande aux internationaux de faire pression sur Belgrade concernant la question des personnes disparues.
-
À l'occasion de la Journée des disparus, Kurti appelle à une pression internationale sur la Serbie.
-
Kurti : La Serbie continue de violer ses obligations internationales concernant les disparus
-
Kurti à propos du massacre de Rezallë : la Serbie continue de dormir sur les charniers du génocide au Kosovo
-
Kurti : La non-ouverture des archives par la Serbie empêche la divulgation du meurtre de civils albanais