Le dirigeant de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo (AAK), Ramush Haradinaj, a accusé le gouvernement dirigé par le Premier ministre par intérim Albin Kurti de planifier la suppression de la liberté de la presse au Kosovo.
Dans une publication Facebook, Haradinaj a souligné que la liberté de la presse est le fondement de la démocratie et ne doit pas être considérée comme un privilège, mais comme un droit fondamental garantissant la transparence et la responsabilité. Il a salué le rôle des journalistes et des médias, insistant sur le fait qu'ils sont « une voix qui demande des comptes au gouvernement » et un reflet de la vérité pour la société.
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Lettre au lecteur — Pourquoi nous sollicitons votre soutien ContribuerHaradinaj a souligné que, malgré la diminution du nombre de journaux imprimés, les médias se sont déplacés vers les plateformes électroniques et demeurent tout aussi importants. Selon lui, les journalistes et les équipes de médias travaillent souvent dans des conditions difficiles et méritent un respect constant.
« La liberté de la presse, cet espace que le gouvernement de Kurti entend étouffer. Aujourd'hui, les journaux imprimés se font rares. Le temps qui nous manque se traduit dans notre mémoire par le respect. Les écrits et les opinions sont toutefois présents aujourd'hui sur une autre plateforme : l'électronique. Et il est indéniable que nous devons la défendre hier, aujourd'hui et demain, comme une cause et pour l'avenir. La liberté de la presse n'est pas un privilège réservé aux médias, mais le fondement de la démocratie. C'est la voix qui demande des comptes au gouvernement, le miroir qui reflète la vérité dans la société, même lorsqu'elle est difficile à entendre. Un État qui respecte les médias respecte ses citoyens », a-t-il écrit.
Il a vivement critiqué le langage que, selon lui, le gouvernement utilise à l'égard des médias, le qualifiant d'offensant et de nuisible à la démocratie et à la confiance des citoyens.
« La critique des médias doit être argumentative, et non dénigrante », a-t-il déclaré.
Évoquant sa stratégie, Haradinaj a promis une relation ouverte et équitable avec les médias, sans éluder les questions ni tenir de propos dénigrants. Il a ajouté que les responsables politiques doivent garantir un environnement où les journalistes se sentent en sécurité et soutenus dans leur mission.
Enfin, Haradinaj a souligné qu'une société sans médias libres est une société sans voix, exprimant sa conviction qu'au Kosovo, la vérité ne s'arrête jamais.