Le dirigeant de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo, Ramush Haradinaj, a appelé à l'unité de tous ceux qui ont le Kosovo dans leur cœur et dans leur esprit pour sortir de la crise économique, politique et sécuritaire qui, selon lui, a dégradé le pays.
Dans un message publié vendredi sur Facebook, Haradinaj a écrit que le Kosovo se trouve à un « tournant décisif » et que le pays est confronté à une impasse institutionnelle suite à la conclusion des élections et à la suspension du Parlement. Il a critiqué les acteurs politiques qui, selon lui, ont agi par intérêt personnel et partisan, sans parvenir à résoudre la situation.
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Lettre au lecteur — Pourquoi nous sollicitons votre soutien ContribuerHaradinaj a exhorté chacun à placer l'intérêt commun au-dessus des intérêts personnels, en se souvenant de l'histoire du Kosovo et des sacrifices consentis par ses citoyens pour la construction de l'État, de l'armée et des institutions. Il a souligné la nécessité d'améliorer les salaires, les pensions, l'éducation et les soins de santé, ainsi que de renforcer l'état de droit et la souveraineté des citoyens dans la prise de décision. Il a précisé que l'AAK est consciente que ces objectifs n'ont pas encore été atteints.
« J’en appelle également à tous ceux qui portent le Kosovo dans leur cœur, dans leur esprit et dans leur âme : surmontons nos propres blocages et menons ensemble ce pays vers la normalité, le développement, l’OTAN et l’UE. Replaçons le Kosovo à sa juste place, parmi les pays développés et démocratiques, et faisons-en un membre de la famille des démocraties occidentales », a écrit Haradinaj.
Il a conclu par un appel à tous ceux qui aiment le Kosovo, les invitant à s'unir pour construire un avenir stable et développé pour le pays.
Texte intégral:
Chers citoyens du Kosovo,
Aujourd'hui, notre pays a sombré dans une situation économique, politique et sécuritaire grave et extrêmement complexe.
Le délai constitutionnel pour l'élection d'un nouveau président étant dépassé et le Parlement suspendu, les élections ont eu lieu, mais dans un contexte de blocage institutionnel sans précédent et inédit.
Cette situation tout à fait anormale, au détriment de l'État et de chacun d'entre vous, a été créée parce que ceux qui auraient dû apporter une solution à cette situation n'ont pas su dépasser leurs propres intérêts, mais se sont contentés de leurs intérêts personnels et partisans.
En tant que pays et en tant que société, nous sommes dans les dernières étapes du retour à la normale.
Nous sommes à la croisée des chemins d'une union de tous ceux qui, aujourd'hui, sont capables de se transcender pour le bien commun.
Le Kosovo a toujours compté des personnes qui savaient se positionner correctement dans les moments difficiles ;
Qui eut le courage de faire la guerre, mais aussi de créer la paix ;
Des personnes qui ont sacrifié leur savoir, leur richesse et leur vie pour ce pays ;
Qui sont restés fermes et ont eu la vision de soutenir leurs alliés, menés par l'Amérique, dans les moments les plus décisifs ;
Qui savait se faire des amis et combattre ses ennemis ;
Qui savait comment construire un État, mais aussi comment créer son armée ;
Pour restituer les titres fonciers et immobiliers de leur pays ;
De l'autonomie encadrée à l'autosuffisance complète, en prenant conscience de nos droits un à un...
Tout cela constitue une base solide qui nous permet de regarder uniquement vers l'avenir et non de chercher les coupables, mais de nous transcender et de nous connecter au bien commun.
L’Alliance et moi-même sommes plus conscients que jamais qu’il reste beaucoup de travail à accomplir :
Pour que les élections produisent des institutions et que les blocus deviennent de l'histoire ancienne ;
Que les habitants de ce pays puissent vivre dans la dignité grâce aux salaires, aux pensions et à l'aide fournis par l'État et n'aient pas à chercher refuge nulle part dans le monde ;
Pour enfin créer un système scolaire moderne qui éduque et un système de santé qui soigne ;
Afin d’éliminer la distance entre le gouvernement et le citoyen, pour que ce dernier soit souverain dans la prise de décision et ne soit pas contraint de se rendre aux urnes quatre fois par an ;
L'État et le pouvoir devraient lui appartenir...
J’en appelle également à tous ceux qui ont le Kosovo dans leur esprit, dans leur cœur, dans leur corps et dans leur âme, pour qu’ils se surmontent et qu’ensemble ils conduisent ce pays vers la normalité, vers le développement, vers l’OTAN et l’UE.
Replaçons le Kosovo là où il a sa place, parmi les pays développés et démocratiques, et faisons-en un membre de la famille des démocraties occidentales.