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L'UE espère un « nouveau départ » dans ses relations avec le Kosovo

Kosovo, Union européenne

Photo-Illustration : TEMPS

L'Union européenne espère un nouveau départ dans ses relations avec le Kosovo après une période marquée par de nombreux désaccords, voire des affrontements, ayant entraîné des mesures punitives à l'encontre du Kosovo. Les premières réactions de la Haute Représentante Kaja Kallas et de la Commissaire à l'élargissement Marta Kos ont témoigné d'une volonté d'insuffler une nouvelle dynamique aux relations, suite à la formation du nouveau gouvernement doté d'une majorité stable à l'Assemblée. Marta Kos a annoncé une visite au Kosovo dans les plus brefs délais, le seul pays qu'elle n'a pas visité depuis plus d'un an, soit depuis le début de son mandat. Parallèlement, Kaja Kallas s'est dite prête, en vertu de ses compétences, à organiser au plus vite une réunion de haut niveau entre le Kosovo et la Serbie dans le cadre du dialogue. Aucune réunion de ce type n'a eu lieu depuis septembre 2023, et les rencontres au niveau des négociateurs en chef sont restées rares.

Interrogé sur les attentes vis-à-vis du nouveau gouvernement du Kosovo, un porte-parole de l'UE a principalement évoqué le dialogue avec la Serbie, les avantages que le Kosovo tire du plan de croissance et le retour du Kosovo sur les réformes européennes.

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« L’Union européenne salue la constitution rapide du Parlement et la formation du gouvernement dirigé par le Premier ministre Albin Kurti. Après près d’un an d’impasse politique et suite aux élections du 28 décembre 2025, le vote du gouvernement au Parlement offre un nouveau départ sur les questions nationales, mais aussi pour la poursuite du dialogue avec l’UE », a déclaré le porte-parole de l’UE.

« L’UE salue les efforts des dirigeants politiques pour favoriser le dialogue et parvenir à un compromis en vue de la mise en place d’institutions. Il reste beaucoup à faire pour faire progresser les relations entre le Kosovo et l’UE et pour normaliser les relations avec la Serbie. L’UE se réjouit d’ouvrir un nouveau chapitre dans nos relations, fondé sur des valeurs partagées et une compréhension mutuelle », indique le communiqué de l’UE.

L'un des enjeux majeurs, qui dominera également les relations entre le Kosovo et l'UE, est le dialogue en vue de la normalisation des relations avec la Serbie, condition sine qua non à la progression des deux pays sur la voie de leur intégration européenne. Après plus de deux ans d'absence de réunions de haut niveau dans le cadre de ce dialogue, l'UE se déclare désormais prête à en organiser une.

« Dans ce contexte, le Haut Représentant entend accueillir favorablement une réunion de haut niveau, dans le cadre du dialogue Belgrade-Pristina sur la normalisation des relations, préparée prochainement par le Représentant spécial de l'UE », a déclaré le porte-parole de l'Union européenne.

L'UE se dit impatiente de voir un « nouveau départ » dans ses relations avec le Kosovo après une période de confrontations et de désaccords fréquents. La majorité stable dont dispose le nouveau gouvernement à l'Assemblée du Kosovo est perçue par l'UE comme un atout, qui permettra à ce gouvernement d'aborder son travail avec un engagement accru.

« Le mandat fort reçu par le gouvernement devrait permettre au Kosovo de reprendre son chemin vers l’UE, notamment en donnant la priorité aux réformes liées à l’UE et en tirant pleinement parti des outils du Plan de croissance et de réforme, une fois sa ratification rapide achevée, pour le bénéfice des citoyens kosovars. Nous restons prêts à soutenir le Kosovo dans cette démarche », a déclaré un porte-parole de l’UE.

L'un des obstacles à l'adhésion du Kosovo à l'UE est sa demande d'adhésion. Celle-ci n'a pas encore été examinée par les États membres. La Commission européenne, quant à elle, reste disposée à contribuer à ce processus si les États membres le lui demandent.

« Concernant la demande d’adhésion à l’UE, comme vous le savez, la Commission reste disposée à formuler un avis sur la demande d’adhésion du Kosovo si le Conseil le demande », a déclaré le porte-parole.

Pour obtenir le statut de pays candidat suite à une demande, une procédure doit être suivie, selon laquelle tous les États membres doivent donner mandat à la Commission européenne pour qu'elle rende un avis. Si cet avis est positif, conclut que le Kosovo remplit toutes les conditions et recommande l'octroi du statut, la décision finale revient aux États membres. Pour le Kosovo, la non-reconnaissance de son indépendance par cinq États membres de l'Union européenne demeure un obstacle majeur.