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L'UE ne réagit pas à la fusion des structures parallèles serbes avec le système du Kosovo.

L'initiative du Premier ministre par intérim, Albin Kurti, visant à intégrer progressivement les structures serbes de santé et d'éducation au système kosovar, n'a pas encore suscité de réaction de la part de l'Union européenne et des pays du QUINT. Selon Augustin Palokaj, correspondant de KOHĖS à Bruxelles, l'UE attend de voir comment le gouvernement kosovar agira et si ce processus sera lié aux mesures prises pour la création de l'Association des municipalités à majorité serbe.

Les diplomates occidentaux, tout en saluant l'engagement de Kurti de mener le processus en coordination avec l'UE, restent prudents tant que la position du gouvernement concernant les obligations découlant du dialogue Kosovo-Serbie n'est pas clarifiée. L'UE a déjà souligné que la fermeture des structures parallèles ne saurait être décidée unilatéralement et que les questions de santé et d'éducation sont particulièrement sensibles pour la communauté serbe.

Selon Palokaj, l'UE a, par le passé, conditionné la dissolution de ces structures à la création d'une association qui assumerait certaines responsabilités dans ces domaines. C'est pourquoi Bruxelles a fait preuve de prudence et s'est abstenue de toute déclaration publique directe concernant cette initiative du gouvernement kosovar.

« D’une part, les diplomates que nous avons contactés se félicitent des annonces de M. Kurti selon lesquelles tout sera fait en coordination avec l’Union européenne. Mais d’autre part, ils estiment qu’il convient d’attendre de voir quelle sera la position et l’approche du gouvernement du Kosovo concernant l’obligation pour le Kosovo d’initier la création de l’Association des municipalités à majorité serbe », a déclaré Palokaj.

En revanche, l'analyste politique Arben Qirezi estime que l'initiative de Kurti est conforme aux accords de Bruxelles et d'Ohrid et ne porte pas atteinte aux intérêts des Serbes locaux. Il souligne que l'intégration permettrait aux Serbes de bénéficier d'une large autonomie dans le cadre constitutionnel du Kosovo, mais insiste sur le fait que ce processus doit être mené en étroite coordination avec l'UE et les États-Unis.

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« L’initiative du Premier ministre par intérim, Albin Kurti, de fusionner les institutions éducatives et sanitaires serbes du Kosovo est pleinement conforme aux accords de Bruxelles et d’Ohrid qui prévoient la reconnaissance de facto du Kosovo par la Serbie. Cette fusion ne sera en aucun cas préjudiciable aux Serbes. Au contraire, elle leur permettra de bénéficier de la large autonomie que leur confèrent le paquet Ahtisaari et la Constitution du Kosovo. Toutefois, cette fusion doit être réalisée en coordination avec l’Union européenne et les États-Unis », a déclaré Qirezi.

Parallèlement, les autorités serbes se sont fermement opposées à ce plan, le qualifiant d'action unilatérale et d'escalade de la violence. Des institutions serbes parallèles au Kosovo, financées par la Serbie, continuent de fonctionner illégalement, tandis que la fermeture de certaines d'entre elles sous le précédent gouvernement a engendré des tensions avec la communauté internationale.