Le Kosovo a accepté l'invitation du président des États-Unis d'Amérique, Donald Trump, à faire partie du Conseil de paix de Gaza, ce que le président Vjosa Osmani a décrit comme un développement d'une importance historique pour l'État.
L'analyste politique Ben Andoni a déclaré que le Kosovo et l'Albanie contracteraient de lourdes obligations en participant à ce Conseil. Selon lui, il est possible que les deux États soient appelés à accueillir des Palestiniens.
« Ce qui m’inquiète, c’est que nos pays semblent avoir de lourdes obligations en participant à ce Conseil. La politique étant dictée par les grandes puissances, en l’occurrence les États-Unis, je crains qu’à l’avenir, l’Albanie et le Kosovo ne deviennent des pays détenant des Palestiniens. Le Kosovo est en pourparlers depuis des mois avec le Danemark et la Belgique pour la construction de centres de détention, et l’Albanie, forte de cette expérience, accueille des Afghans et des moudjahidines iraniens. Il n’est donc pas surprenant que le Conseil de paix nous impose également le fardeau d’un grand nombre de Palestiniens sur notre territoire », a-t-il déclaré à Interaktiv.
Andoni a déclaré que la mission du Conseil n'est pas encore claire et que les États seront invités à s'engager ultérieurement, conformément aux directives américaines.
« Il ressort du projet que certaines actions sont menées par nos pays périphériques, tandis que nos pays seront davantage impliqués à l'avenir, lorsque le comité restreint et son président auront donné leurs directives. On y constate une structure organisationnelle plus centralisée, et sa véritable mission reste encore floue. Ce n'est pas un hasard si des pays puissants comme la Norvège, qui hésite encore, la France et la Suède, ne participent pas à ce forum pour la paix », a-t-il déclaré.
Concernant la participation au Conseil de la paix, le président américain Donald Trump a déclaré que si un pays souhaite en faire partie après trois ans, il devra payer 1 milliard d'euros.
C’est pourquoi, selon l’analyste albanais Ben Andoni, le Kosovo, en particulier, a du mal à dire non à tout ce qui vient des États-Unis.
« Même l'Albanie, et surtout le Kosovo, ont du mal à dire non à tout ce qui vient des États-Unis d'Amérique. La sécurité du Kosovo est certes assurée par la KFOR, mais nous savons pertinemment que sans les Américains au sein de la KFOR, leur autorité et leur influence, le Kosovo serait constamment la cible d'incidents en provenance de Serbie », a déclaré Andoni lors de l'émission « Interaktiv » sur KTV.
Le Conseil pour la paix est un mécanisme mis en place par le président américain dans le cadre de son plan visant à mobiliser les ressources internationales pour la paix et le développement à Gaza.
La France, la Norvège et la Suède ont refusé d'intégrer le conseil, malgré leur soutien au plan de paix pour Gaza. Elles craignent que cette institution ne cherche à supplanter les Nations Unies comme principal forum de résolution des conflits. L'Italie n'en fera pas partie non plus. L'Argentine, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Bélarus, l'Égypte, la Hongrie, le Kazakhstan, le Pakistan, les Émirats arabes unis et le Vietnam figurent parmi les pays ayant confirmé leur participation.