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Amnesty International recense les violations des droits humains au Kosovo.

Bâtiment gouvernemental

Photo de : Driton Pacharada

L'organisation "Amnesty InternationalDans son rapport sur la situation des droits de l'homme pour 2025, le Kosovo a mis en lumière les violences sexistes, les slogans racistes, les attaques contre les journalistes et l'absence de loi reconnaissant les unions civiles entre personnes de même sexe. L'abrogation de la loi sur l'autorité de régulation des médias a été perçue comme un élément positif.

Le rapport sur le Kosovo a mis en lumière l'impasse politique qui prévalait depuis les élections de février, ce qui a conduit à de nouvelles élections en décembre.

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Sur la question de la justice et du droit à la vérité, Amnesty International a évoqué l'histoire de Ramadan Nishori, premier homme survivant de violences sexuelles pendant la guerre.

Le rapport mentionnait également la condamnation de Živojin Nešić, ancien membre de la police serbe, à 15 ans de prison pour crimes de guerre, dont viol. En mai, le gouvernement a accepté de prendre en compte les demandes d'indemnisation des victimes d'affaires dans lesquelles d'anciens membres de l'UCK ont été reconnus coupables par le Tribunal spécial de La Haye. En juillet, le tribunal de première instance de Pristina a condamné Dragan Deniđ et Ivica Rajković à 15 ans de prison chacun pour le viol d'une femme pendant la guerre. Par ailleurs, en août, une procédure a été engagée par contumace contre 21 personnes pour l'expulsion de 800 000 Albanais.

En mars, la Commission des personnes disparues a annoncé l'identification des restes de 11 personnes disparues, victimes du massacre de Kralan.

En novembre, un rapport de la Commission européenne a mis en lumière le niveau élevé de violences sexistes, notamment les violences conjugales. Il indiquait que des efforts avaient été déployés pour sensibiliser l'opinion publique à ce problème et combler les lacunes en matière de protection institutionnelle et juridique des femmes. Cependant, il constatait que ces efforts étaient insuffisants pour lutter efficacement contre ces violences.

Le rapport d'IA mentionne également la décision de la Cour suprême de confirmer une directive administrative de 2014 interdisant les vêtements religieux dans les écoles, « limitant ainsi l'accès à l'éducation des filles qui portent le foulard ».

La Cour suprême a rejeté le recours déposé par le Réseau des femmes pour le développement professionnel « Arrita », qui demandait l’autorisation du port du voile islamique. Le réseau avait demandé que soit déclarée illégale une instruction du ministère de l’Éducation concernant le règlement vestimentaire des élèves à l’école, arguant que l’interdiction du voile violait le droit constitutionnel à la liberté de religion.

Concernant les droits de la communauté LGBTI, le refus d'adopter une loi autorisant l'enregistrement des unions civiles entre personnes de même sexe a été évoqué.

Le rapport indique que les familles roms craignent également d'être expulsées de leurs campements informels faute de documents officiels. Le coût et la lourdeur des démarches administratives sont cités comme obstacles. Le cas de Belgin Jashari, un footballeur ashkali de 15 ans agressé physiquement lors d'un match et qui a déclaré par la suite être victime d'attaques racistes répétées, est également mentionné. La police a arrêté le suspect.

L'annulation par la Cour constitutionnelle de la loi élargissant les pouvoirs de la Commission indépendante des médias a été perçue comme positive. Il a été noté que l'Association des journalistes avait recensé 63 cas de menaces et d'agressions contre des journalistes en novembre.

En décembre, le Kosovo a accueilli des migrants expulsés par les États-Unis dans le cadre d'un accord prévoyant l'accueil de 50 personnes. Le Premier ministre négocierait également avec le Royaume-Uni la création d'un centre de rétention pour demandeurs d'asile.