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La société civile demande le retrait de l'initiative de modification de la loi électorale

le parlement du Kosovo

Sept organisations de la société civile ont demandé le retrait de l'initiative visant à modifier la loi sur les élections générales.

Dans un communiqué conjoint, Démocratie Plus (D+), Institut démocratique du Kosovo (KDI), Démocratie pour le développement (D4D), Mouvement SPEAK, Initiative pour le progrès (INPO), Institut du Kosovo pour la justice (IKD) et Organisation pour la démocratie, Anti- Corruption et Dignité (Çohu) a déclaré que l'urgence avec laquelle la modification de cette loi est tentée n'est pas justifiée.

Vendredi, le jour où il était prévu de voter pour Vjosa Osmani à la présidence, le Mouvement Vetëvendosje a lancé l'initiative de modifier la loi électorale afin de permettre à la diaspora de voter dans les ambassades et les consulats. De la part de l'opposition, cette initiative a été considérée comme un chantage politique urgent, puisque le même jour, le Premier ministre Albin Kurti a menacé l'opposition de nouvelles élections, au cas où cela ne permettrait pas au quorum d'élire Vjosa Osmani comme chef de l'État.

"Un processus aussi important pour la démocratie dans le pays devrait être global, avec la participation de l'opposition et une consultation approfondie des organisations de la société civile, du public et, enfin, l'avis de la Commission de Venise devrait également être sollicité. De plus, les changements proposés sont partiels et ne comblent pas les lacunes de cette loi. Cela ne devrait pas être l'approche suivie pour les réformes en général, car elle n'est pas sérieuse et ne sert que les intérêts étroits des partis", déclare le communiqué de ces organisations.

Selon eux, même si des élections extraordinaires étaient annoncées, la mise en œuvre des changements proposés rencontrerait des difficultés en raison des délais courts pour effectuer toutes les préparations nécessaires au vote dans les missions diplomatiques et consulaires du Kosovo à l'étranger.

"De cette manière, l'ensemble du processus électoral serait compromis. De tels changements devraient être effectués au moins un an avant la tenue des élections, comme le recommande le Code de bonne conduite en matière électorale de la Commission de Venise. En ce moment, toute l'attention des partis politiques parlementaires doit être mise au service de l'élection du nouveau Président", affirme la réaction.